Télétravail et conditions de travail : ce que mesure la DGAFP
Moins d’interruptions, mais parfois un équipement ou une coopération dégradés : l’étude DGAFP publiée en février 2026 invite à regarder les conditions concrètes du télétravail. Ses données datent de 2023.
- Organisation et accessibilité
Synthèse de L’Inclusion d’Abord à partir du Point Stat n° 55 de la DGAFP, signé Charline Sterchele et publié le 24 février 2026. La couverture illustre un poste de travail ; elle ne provient pas de l’étude.
Des effets différents selon les dimensions
Parmi les agents publics concernés, 62 % déclarent moins d’interruptions en télétravail et 41 % moins de pression. En revanche, 36 % jugent leurs moyens matériels moins adaptés et 16 % signalent une coopération dégradée avec leurs collègues. Pour la plupart des indicateurs, la situation est considérée comme inchangée.
Un résultat à replacer dans son enquête
La publication exploite TraCov2, une enquête de la Dares menée en 2023. Le champ étudié comprend des salariés de 18 à 64 ans ayant travaillé à distance et sur site durant le mois. Les réponses comparent leurs perceptions des deux situations. Ce n’est ni une expérimentation causale ni une mesure de la situation en 2026.
Notre lecture pour organiser le travail
Plutôt que de commencer uniquement par le nombre de jours autorisés, nous proposons de discuter d’une tâche concrète. Peut-elle être réalisée à distance dans de bonnes conditions ? Quel équipement demande-t-elle ? Quels échanges avec les collègues risquent de devenir plus difficiles ?
L’échange peut déboucher sur un essai limité : adapter un équipement, réserver un temps de coopération ou revoir une règle de disponibilité. Fixez dès le départ une date pour en reparler avec les personnes concernées et décider de conserver, modifier ou arrêter l’essai.